Journal de quarantaine : La liberté : un des droits fondamentaux de l‘homme

La liberté : un des droits fondamentaux de l‘homme.

Chaque être humain a le droit à une liberté de mouvement, de regroupement, d‘expression et bien d‘autres. Mais, en cette période, est-ce qu‘on peut toujours parler de liberté lorsqu‘on oblige toute la population à rester chez elle, lorsqu‘on oblige la fermeture des bars, des restaurants, lorsqu‘on interdit les rassemblements et que l‘on met des sanctions en cas de non respect de ces nouvelles règles ?

Ces nouvelles règles, d‘où viennent elles ? Un jour on nous a annoncé la fermeture des écoles, puis se sont ajoutées l‘interdiction de sortir en groupe, l‘interdiction d‘aller voir nos grands-parents dans des hôpitaux, l‘interdiction de manifestations publiques, et bien d‘autres encore. Et nous n‘avions pas à un mot à dire, nous devions exécuter les ordres un point c‘est tout. Ironiquement, nous sommes supposés vivre dans un état démocratique, mais ces règles n‘ont aucunement été acceptées par la totalité de la population, elles nous ont simplement été imposées.

Certes ces mesures sont prises afin de sauver le plus de vie, je ne critique pas ces décisions et suis la première à respecter ces nouvelles règles, mais je me suis renseignée, et suis arrivée sur une page du conseil fédéral qui définissait les sanctions données en cas de non respect de ces peines et voici ce que j‘ai trouvé : „Chacun et chacune doit respecter les règles fixées. Les personnes qui ne le font pas seront punies. La peine peut être une amende ou la prison.“ La prison. La prison pour ne pas avoir respecté des règles qui nous ont été imposées de force ? Nos droits fondamentaux ont été remis en question, peut-être devrions nous faire de même avec les décisions de nos gouverneurs.

Aujourd‘hui je me suis allongée sur ma chaise longue dans mon jardin. Le soleil venait caresser ma peau, j‘entendais les oiseaux qui chantaient à tue-tête, les abeilles qui butinaient autours de moi, le vent qui faisait danser les brins d‘herbes et les fleurs, et c‘est à ce moment que j‘en ai pris conscience.

J‘ai pris conscience que la nature n‘a jamais été autant vivante, autant fraîche, autant libre qu‘en cette période. Alors que les humains vivent une crise terrible, que toute l‘économie chute, que les gens ne peuvent plus sortir et que les morts ne se comptent plus, la nature, elle, continue à vivre. Elle vit même sa meilleure vie. C‘est étonnant et assez troublant, car ça fait prendre conscience que l‘homme est loin d‘être indispensable à la survie de la planète, bien au contraire. Quand l‘homme disparaîtra, la nature reprendra le dessus, comme ça l‘était au commencement. Avant que l‘homme ne se convainque de lui être supérieur, de la dominer. On le sait tous que c‘est un mensonge, mais on se plait à penser le contraire, et on s‘y perd.

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