Cadavres exquis découverts dans les placards du confinement – 2MS2

Création collective des élèves de la classe 2MS2

Un matin pluvieux, dans une maison de campagne, la petite fille embrocha de grands pieds maigres.

Lors d’une nuit étoilée, au milieu du ciel, le grand soldat concocta le pape François.

Aujourd’hui, au sommet de la montagne, une pomme rouge fit exploser le feuillage des robustes chênes.

Ces trois derniers jours, dans ma salle de bain, la couleur verte mit au monde les vitres teintées.

Lors du déconfinement, les jeunes filles aux cheveux bleus rêvèrent à leur grand amour.

Après cela, des avocats pourris téléphoneront au grand ours.

Hier matin, lorsqu’il était sous la douche, des chaînes rouillées veillaient aux gendarmes.

Quand le soleil qui brille fort se couche, le ciel bleu grimace.

Quand je suis triste, l’écrivain somnole.

Quand il faut travailler, la rivière zigzague.

Quand le cycliste qui roule sans casque tombe de son vélo, le chat tigré perquisitionne.

Au moment où le chat traverse la route, trois jeunes enfants aèrent un petit ver de terre.

Au moment où l’avion atterrit, l'oncle et la tante du président lèchent la femme aux yeux bleus.

Les hommes aux lunettes tordues accostent l’étreinte de l’irrésistible dégoût.

Les petites filles de mon voisin craignent les particules de lumière éphémères.

Des immenses plantes carnivores attendent l’horreur de la profonde nuit.

Mes poneys unijambistes balaient le vent du changement.

© 2020 Auteurs et Gymnase Auguste Piccard